Vous souhaitez en savoir plus sur la Honda Civic des années 90, que ce soit pour en acquérir une ou pour entretenir la vôtre ? Cette compacte japonaise, produite à plus d’un million d’unités entre 1991 et 1995, reste aujourd’hui appréciée des collectionneurs, avec environ 2 000 voitures encore en circulation en France. Dans ce guide, nous vous présentons l’essentiel : les différentes motorisations disponibles, les points à vérifier lors de l’achat, ainsi que des conseils pour trouver les pièces détachées et entretenir votre Civic en bon état.

Achat et entretien de la Honda Civic des années 90
L’achat d’une Honda Civic des années 90 représente aujourd’hui un investissement entre 2000 et 5000 euros pour un modèle bien entretenu. Si ces voitures sont réputées pour leur fiabilité, certains points méritent une attention particulière comme la rouille et les joints de culasse. Heureusement, les pièces détachées restent facilement disponibles, ce qui simplifie grandement l’entretien et la restauration.
Problèmes courants et solutions
La Honda Civic des années 90 est une voiture solide, mais elle a ses points faibles. Voici les problèmes les plus fréquents et comment les gérer :
- La rouille : Elle touche particulièrement les passages de roues et les bas de caisse. Un contrôle régulier et un traitement anti-corrosion peuvent ralentir son apparition.
- Les joints de culasse : C’est le point noir de certains modèles. Les signes d’alerte sont une surchauffe moteur et de la fumée blanche à l’échappement. Si vous repérez ces symptômes, direction le garage sans attendre.
- Le collecteur d’échappement : Il peut se fissurer avec le temps. Si vous entendez un bruit de soufflette au démarrage ou en accélération, faites-le vérifier.
- L’unité de chauffage : Le ventilateur peut avoir des ratés. Bonne nouvelle : c’est généralement une réparation simple et peu coûteuse.
La plupart de ces problèmes sont faciles à détecter lors d’un contrôle visuel ou auditif. N’hésitez pas à faire inspecter la voiture par un pro avant l’achat.
Coût et disponibilité des pièces de rechange
Les pièces détachées pour la Civic des années 90 sont très faciles à dénicher. C’est un vrai plus pour les propriétaires : pas besoin de courir partout ou de payer une fortune pour maintenir sa voiture en état. On trouve facilement les composants mécaniques classiques comme les filtres, plaquettes de frein ou courroies. Même chose pour la carrosserie et l’habitacle. Les prix restent raisonnables grâce à un large réseau de fournisseurs, que ce soit en neuf ou en occasion. Pour les pièces plus rares ou spécifiques à certains modèles, le marché japonais offre une alternative intéressante. Internet regorge aussi de vendeurs spécialisés qui expédient dans toute l’Europe. Cette disponibilité des pièces explique en partie pourquoi ces Civic gardent une bonne valeur sur le marché de l’occasion.
Caractéristiques et performances des modèles des années 90
La Honda Civic des années 90 se distingue par une gamme de motorisations bien pensée, allant du sobre 1.3L de 75 chevaux au dynamique 1.6L développant jusqu’à 160 chevaux. Sa réputation de fiabilité n’est plus à faire, avec de nombreux exemplaires dépassant allègrement les 300 000 kilomètres sans souci majeur, témoignant de leur robustesse exceptionnelle.
Fiabilité et économie de carburant
La Honda Civic 90 brille par sa sobriété au quotidien. En ville, comptez environ 8L/100km. Sur route, avec une conduite souple, la consommation descend facilement à 6,5L/100km. Les plus économes peuvent même atteindre les 5L/100km en optimisant l’usage du VTEC-E. Avec son réservoir de 45L, l’autonomie peut grimper jusqu’à 900km.
Côté mécanique, trois motorisations sont proposées : un 1,3L de 75ch pour les budgets serrés, un 1,5L de 90ch offrant un bon compromis, et un 1,6L décliné en versions 125ch et 160ch pour les plus sportifs. Ces moteurs sont réputés increvables. L’entretien est simple et peu coûteux, avec des pièces facilement disponibles. Les embrayages et suspensions encaissent sans broncher plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Petit plus : avec ses 6 CV fiscaux, l’assurance reste abordable.
Versions sportives et performances
La Civic des années 90 a marqué son époque avec des versions sportives mémorables. La plus emblématique reste la Civic VTi, équipée d’un moteur 1.6L VTEC de 160 chevaux. Cette technologie VTEC, révolutionnaire pour l’époque, permettait d’avoir une voiture docile en ville et survitaminée sur route. Le 0 à 100 km/h était abattu en moins de 8 secondes. Pas mal pour une compacte des années 90 !
La version Type R, sortie en 1997, poussait encore plus loin le concept. Son moteur 1.6L développait 185 chevaux à plus de 8000 tours/minute. Avec son châssis affûté et son poids plume de 1090 kg, elle rivalisait avec des sportives bien plus puissantes sur routes sinueuses. Ces modèles sont aujourd’hui très recherchés par les collectionneurs, ce qui explique que parmi les Civic de cette génération encore en circulation, les versions sportives sont parmi les mieux préservées.
L’histoire de la Honda Civic dans les années 90
Les années 90 ont été une période charnière pour la Honda Civic. La marque a sorti deux générations majeures pendant cette décennie : la cinquième (1991-1995) et la sixième (1996-2000).
La cinquième génération a marqué un vrai tournant. Exit les lignes droites des années 80, place à un design tout en rondeur signé Kohichi Hirata. Le succès a été immédiat : plus d’un million d’exemplaires produits en seulement 4 ans. Les acheteurs avaient le choix entre plusieurs versions :
- Une compacte 3 portes
- Une berline 4 portes (appelée Ferio)
- Un coupé 2 portes
- Un petit roadster nommé CR-X del Sol
Pour la sixième génération, Honda a gardé la même recette qui marchait si bien. Mais la marque a ajouté une touche britannique à sa gamme. En effet, grâce à un partenariat avec Rover, deux nouveaux modèles ont été fabriqués au Royaume-Uni :
- Le break Aerodeck
- Une version 5 portes appelée « liftback »
Ces modèles britanniques ont d’ailleurs été les seules Civic à proposer des moteurs diesel. Une exclusivité qui montre bien que Honda savait s’adapter aux besoins spécifiques du marché européen.
La production était répartie sur plusieurs continents. Les modèles vendus en France venaient principalement de l’usine de Suzuka au Japon. On pouvait le vérifier facilement : leur numéro de série commençait par la lettre « S ». Les coupés, eux, sortaient des chaînes américaines de l’Ohio.